INCARNATION Le Seuil, 2000

 

Introduction : La question de l’Incarnation

 

Première partie : Le renversement de la phénoménologie

 

§ 1- Objet de la phénoménologie : la question de « l’apparaître »
§ 2 – L’indétermination initiale des présuppositions phénoménologiques de la phénoménologie. Les « principes de la phénoménologie »
§3 – Le préjugé caché des présuppositions de la phénoménologie. La réduction ruineuse de tout « apparaître » à l’apparaître du monde
§4 – La crise de la phénoménalité chez Heidegger. L’indigence ontologique de l’apparaître du monde
§5 - Le critère du langage. Avancée décisive et limites de l’interprétation phénoménologique du langage
§6 – Le paradoxe du « monde » comme pouvoir de déréalisation
§7 – La question devenue cruciale de l’Impression comprise comme fondatrice de la réalité. Le problème de son statut phénoménologique. Intentionnalité et Impression
§8 – La venue hors de soi de l’Impression dans le flux temporel et sa destruction
§9 – L’origine de l’ « impression originaire ». Inévitable renvoi d’une phénoménologie de l’impression à la phénoménologie de la vie
§ 10 – La passivité originaire de l’Impression et sa « passion » dans l’Affectivité transcendantale de la vie. Le Présent Vivant
§ 11 – La question de l’apparaître originel et le cogito de Descartes. Trois interrogations fondamentales impliquées par lui
§ 12 – Mésinterprétation du cogito cartésien par Husserl. Ses conséquences : le dénigrement de la vie singulière et son remplacement par « l’essence » de la vie dans le virage thématique de la méthode phénoménologique
§ 13 – Analyse du virage thématique. L’aporie de la méthode phénoménologique
§ 14 – Ultime tentative pour surmonter l’aporie. La question de la « donnée-en-image » de la vie invisible
§ 15 – L’auto-révélation originaire de la vie comme fondement de la méthode phénoménologique. Réponse au problème philosophique générall concernant la possibilité de penser la vie

 

Deuxième partie : Phénoménologie de la chair

 

§ 16 – Apparaître et contenu du monde : la question du « monde sensible »
§ 17 – La critique radicale du monde sensible. Portée et limites de la réduction galiléenne
§ 18 – La contre-réduction cartésienne
§ 19 – La critique husserlienne de la réduction galiléenne dns la Krisis
§ 20 – Retour à l’analyse du corps sensible mondain. Le renvoi du corps senti au corps transcendantal qui le sent. L’ambivalence du concept de « sensible »
§ 21 – La tentative de surmonter l’opposition du corps sentant et du corps senti : la problématique du dernier Merleau-Ponty et l’absolutisation du sensible
§ 22 – Dédoublement du corps transcendantal. La corporéité originaire immanente trouvant son essence dans la vie
§23 – La génération de la chair dns la Vie absolue. Caractères phénoménologiques originaires de la chair découlant de cette génération
§ 24 – De la conception hellénique du corps à la phénoménologie de la chait. Les problématiques fondamentales d’Irénée et de Tertullien
§ 25 – L’interprétation radicale de la chair comme matière phénoménologique de la vie et de son auto-révélation. Le cogito chrétien d’Irénée
§ 26 – Analytique du Je Peux. Le pouvoir-se-mouvoir comme condition du pouvoir-toucher et de tout pouvoir attribué au corps. Condillac et Maine de Biran
§ 27 – La chair, mémoire immémoriale du monde
§ 28 - La chair, lieu de donation d’un corps inconnu-donné avant la sensation et avant le monde. Structuration et propriétés du « corps organique »
§ 29 – La possibilité originaire de l’action commme pulsion charnelle du corps organique. La réalité pratique invisible du contenu du monde. Constitution et statut du corps propre objectif
§ 30 – La théorie de la constitution du corps propre au ch. III de Ideen II. La triple occultation de la possibilité transcendantale du je Peux, de l’existence du corps organique, de la localisation sur lui de nos impressions
§ 31 – Retour au chiasme. Ce que veut dire « être touché ». Phénoménologie de la peau comme achèvement de la théorie de la constitution du corps propre.
§ 32 – Retour à la thèse de Condillac. L’auto-érotisme de la statue : la chair comme lieu de perdition. Passage nécessaire d’une phénoménologie de la chait à une phénoménologie de l’Incarnation

 

Troisième partie : Phénoménologie de l’Incarnation : le salut au sens chrétien

 

§ 33 – Récapitulation des résultats obtenus au terme du renversement de la phénoménologie et de l’analyse phénoménologique de la chair
§ 34 – La question du Je peux dans une phénoménologie de l’Incarnation
§ 35 – Illusion et réalité du Je Peux
§ 36 – L’oubli de la vie et son rappel dans le pathos de la praxis quotidienne
§ 37 – L’oubli de la vie et son rappel pathétique dans l’angoisse
§ 38 – La duplicité de l’apparaître et le redoublement de l’angoisse
§ 39 – Le désir et « le saut dans le péché »
§40 – Les deux chairs transcendantales de la relation érotique. L’ego de la description
§ 41 – La relation érotique dans l’immanence de la vie : l’échec du désir
§ 42 – La relation érotique dans l’apparaître du monde. La répétition de l’échec
§ 43 – La réduction de la réduction érotique à la sexualité objective au temps du nihilisme
§ 44 – La vie est sans pourquoi. La vie est bonne
§ 45 – Les degrés de la passivité
§ 46 – La voie du salut selon Irénée et selon Augustin
§ 47 – L’expérience d’autrui dans une phénoménologie de la vie
§ 48 – La relation à autrui selon le christianisme : le corps mystique du Christ

 

Conclusion : Par delà phénoménologie et théologie : l’Archi-intelligibilité johannique